09.05.2007

Bolloré-Bouygues 1 set partout avantage Bouygues

Le talentueux Vincent Bolloré n'est pas un intime de Nicolas Sarkozy. Et le mot est faible!

Souvenez-vous, l'industriel breton avait en 1998 lancé un raid sur le groupe Bouygues. Il détenait alors presque 13% du capital et cherchait plus. Or l'un des avocats conseils de Martin Bouygues pour le défendre contre Vincent Bolloré était Nicolas Sarkozy (sic!).

Il est possible que les journalistes via l'affairette Paloma se fasse manipuler comme en leur temps pour l'affaire autrement plus grave Clearstream.

Imaginons que Nicolas Sarkozy ait réellement fait louer le Paloma (aux frais des dépenses de campagne de l'UMP ou par l'intermédiaire d'amis obligeants, Martin Bouygues ipse?). Et qu'ensuite le nouveau Président de la République ait sciemment fait fuiter l'information.

Vincent Bolloré tel un chevalier blanc croit alors opportun de préciser que c'est un cadeau personnel et peut-être a-t-il l'intention de passer cela au compte Pertes et Profits. Il croit donc obliger et rentrer ainsi dans les petits papiers du Président Sarkozy.

Mais Nicolas Sarkozy sait que la majorité des journalistes dopés par leur mauvaise conscience de ne pas s'être intéressé plus aux relations Sarkozy-Bouygues-Arnault-Lagardère avant le premier tour, ces journalistes voulant montrer aujourd'hui des preuves d'indépendance vont s'attaquer à la maison Bolloré.

Et voilà un vieux compte appuré et réglé: Vincent Bolloré celui qui a eu l'audace (l'outrecuidance?) de vouloir s'emparer du groupe du parrain du fils de Nicolas Sarkozy est tancé et voit la meute journalistique lancée à ses trousses!

Et voilà Martin Bouygues vengé! Et que voilà un bien clair message d'intimidation lancé à tous ceux qui voudraient, comme Vincent Bolloré en 1998, empiéter sur les plates bandes des vrais amis (le canal historique) de Nicolas Sarkozy. Les voilà avertis. Voici ce qu'il en coûte.

Parce que plutôt que de s'intéresser aux contrats futurs entre les amis de longues dates de Nicolas Sarkozy et l'Etat, les journalistes ont un os à ronger tout désigné les contacts que pourrait avoir à l'avenir le groupe Bolloré avec l'Etat. Bouygues n'était pas favorable à la TNT dans laquelle Bolloré s'est pas mal investis... Et hop, l'attention est détournée des autres contrats avec l'Etat des vrais amis de Nicolas Sarkozy...