20.02.2008

La dérive monarchique est confirmée par les UMPistes eux-mêmes!

Si tous les soutiens UMPistes de Nicolas Sarkozy considèrent comme ils le disent ou l'écrivent ici ou là que le "manifeste des 17 signataires de Marianne" constitue une attaque "personnelle" pour certains, une attaque "ad hominem" pour d'autres, latinistes, à l'encontre du Chef de l'Etat, ce que le manifeste n'est pas, c'est bien qu'il y a un problème actuellement en France. 
 
En effet, si aux yeux des UMPistes un tel écrit est une attaque sur la personne de Nicolas Sarkozy, cela signifie bien qu'au sein de l'UMP comme à la tête du pouvoir exécutif, il y a une personnalisation des institutions de la Vème République autour d'un seul homme! Et une telle personnalisation est contraire aux fondements de notre République et aux principes démocratiques plus généralement. 
 
Parce que si les UMPistes ne savent plus faire la différence entre un propos sur les institutions et la démocratie et un écrit sur le comportement individuel de Nicolas Sarkozy (que serait, par exemple, un papier signé par 17 élus ou hommes politiques sur le fameux SMS), c'est grave et le manifeste publié dans Marianne ne va pas assez loin dans les craintes exprimées parce que la ligne jaune est alors déjà franchie.
 
Les réponses apportées et les critiques formulées par les proches de Nicolas Sarkozy contre le "manifeste de Marianne" nous confirment que la dérive monarchique est bien réelle.
 
 
Quant au courroucé Yves Dick Jego Rivers qui prétend créer sur Facebook un groupe de preux chevaliers blancs pour protéger Nicolas Sarkozy que de vilains méchants voudraient, selon lui, "abattre", il n'a pas de leçon à donner en matière d'attaque personnelle puisque sur sa fiche Facebook "Yves Jego pour l'Ile de France" figure un groupe assez douteux intitulé, je cite: "Pour échanger Ingrid Bétancourt contre Ségolène Royal" (groupe, dont Yves Jego le donneur de leçons fait bien sûr partie). 
Si un tel groupe n'est pas une attaque personnelle à l'égard de Ségolène Royal autant que d'Ingrid Bétancourt, je ne m'y connais plus.
 
Enfin, imaginez que les Farc lisent Facebook et acceptent la proposition d'Yves Jego d'échanger Ingrid Bétancourt contre Ségolène Royal, que fait-on? Imaginez les cas de conscience des enfants Bétancourt (devons-nous accepter que d'autres enfants vivent le calvaire que nous avons vécu?) et le dilemne posé à Ségolène Royal (dois-je me sacrifier pour sauver l'otage?)

Bref au delà de la blague, l'attitude d'Yves Jego est profondément choquante. Un tel comportement est indigne d'un élu de la République. Parce que si les Farc voient que la prise d'otage d'Ingrid Bétancourt est le sujet d'une plaisanterie de la part d'un très proche du Président de la République française, croyez-vous que les Farc vont être alors prêts à accéder aux demandes des négociateurs internationaux, notamment français, pour la libération des otages? Si l'on en rit en France, c'est que les otages ne sont pas un sujet pris au sérieux. 
 
Parce que c'est bien, Yves Jego ipse, l'administrateur de sa fiche Facebook, et non pas un quelconque attaché parlementaire potache et irresponsable.