21.12.2007
Maurice Szafran ne connaitrait pas/plus le droit de suite
Quelque peu énervé par la tirade naïve (j'espère faussement naïve) de Maurice Szafran (de Marianne) hier "chez" Samuel Etienne d'iTélé lors de l'émission "N'ayons pas peur des mots".
Le débat portait sur le Dircab Bolufer de Christine Boutin.
De mémoire, un journaliste du Figaro, apparemment à l'origine de la diffusion dans le passé (affaire Juppé et ou Tiberi), d'une liste de personnes bénéficiant d'appartements à loyers avantageux, terminait son auto-célébration (quelque peu justifiée dans ce cas, il me semble) en disant que certains journalistes figuraient dans cette liste. Et surtout disait cela en regardant le Directeur de la rédac de Marianne!
Ce dernier pris la parole. Déclara qu'il avait eu alors l'occasion de découvrir que son nom y figurait parmi celui d'autres journalistes. Que celà était faux.
Puis enchaîna en disant quelque chose comme: "après ces affaires, nous connaissons tous des gens qui ont alors quitté ce type d'appartements et je pensais naïvement que ce type de pratiques était fini".
Alors je me dis: "Non, sans blague. Ce qu'il dit, le Maurice Szafran, c'est du lard ou du cochon?" Oserais-je: "c'est du curcuma ou du safran?" "Que lui arrive-t-il? C'est depuis que Jean-François Kahn est (a été mis?) à la cape /fait la promo de son dernier livre que Maurice Szafran a arrêté de penser?" "L'enquête, le fameux droit de suite des journalistes, il ne connaît pas/plus le Maurice Szafran?" A Marianne, le droit de suite est inconnu?
Vous le voyez, je me suis dis pleins de choses! Et je m'interroge sur la naïveté (feinte ou non) du héros de ce présent post. Je ne sais pas pourquoi, j'ai comme l'impression que Maurice Szafran était sérieux en disant: "je pensais naïvement que ce type de pratiques était fini".
Donc, Maurice Szafran n'aurait pas eu l'idée d'enquêter pour vérifier que de telles pratiques avaient cessé.
Donc, Maurice Szafran n'aurait pas envisagé de vérifier si des personnes dont le nom avait été jeté en pâture par le journaliste du Figaro, si ces personnes donc occupaient toujours quelques années après les fameux appartements.
Ah!
Pourquoi une telle absence d'imagination? Bon c'est vrai, après tout, si Maurice Szafran a été mis en cause à tort, peut-être a-t-il pensé que c'était le cas des autres personnes de cette liste du journaliste du Figaro.
Peut-être fallait-il se contenter de connaître des gens qui ont quitté ces appartements après la divulgation de leur nom.
Peut-être. Mais peut-être pas.
Je savais, comme le dis l'adage, que la perfection n'est pas de ce monde. Hier j'ai su que cela était vrai même chez Marianne... Me voilà donc moins naïf. ;-))
"Maurice, vous permettez que je vous nomme ainsi, Maurice, soyez en remercié!"
Sinon, sur l'affaire Bolufer (ça rime!), c'est d'une part un bel écran de fumée pour éviter de dire que l'affaire de l'appartement de l'Ile de la jatte a été classée.
C'est peut-être surtout l'occasion de faire place nette. Les chiraquiens (comme le Dircab Bolufer et ses voisins d'immeuble) vont être obligés de vider ce type d'appartements. La place sera alors libre pour les sarkozystes. Une espèce d'hommes politiques est "tuée", une autre vient occuper/coloniser son espace vital. Quoi de plus normal! Mais au nom de la bio-diversité politique, il faudra peut-être quand même sauver quelques chiraquiens...
06:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, PC, PS, UDF-Modem, UMP, Bolufer Boutin Szafran Marianne droit de suite, Ile de la Jatte


