27.12.2007

Plombiers polonais, le retour - Louxor

Vous doutiez du retour de la Directive Bolkenstein sur la libre circulation des travailleurs étrangers. Vous aviez peut-être même refusée cette Directive européenne en votant "Non" à la Constitution européenne en 2005. La Directive Bolkenstein est pourtant de retour. Vous en doutez encore? Regardez donc sur le site de l'Assemblée Nationale
 
"TITRE IV

LA LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES,
DES SERVICES ET DES CAPITAUX

CHAPITRE 1

LES TRAVAILLEURS

Article 45

1.   La libre circulation des travailleurs est assurée à l'intérieur de l’Union.

2.   Elle implique l'abolition de toute discrimination, fondée sur la nationalité, entre les travailleurs des États membres, en ce qui concerne l'emploi, la rémunération et les autres conditions de travail.

3.   Elle comporte le droit, sous réserve des limitations justifiées par des raisons d'ordre public, de sécurité publique et de santé publique :

a) de répondre à des emplois effectivement offerts ;

b) de se déplacer à cet effet librement sur le territoire des États membres ;

c) de séjourner dans un des États membres afin d'y exercer un emploi conformément aux dispositions législatives, réglementaires et administratives régissant l'emploi des travailleurs nationaux ;

d) de demeurer, dans des conditions qui feront l'objet de règlements établis par la Commission, sur le territoire d'un État membre, après y avoir occupé un emploi.

4.   Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux emplois dans l'administration publique."

 
 
 
Presque tous les médias ne vous en parlent pas et vous vous demandez pourquoi. Je ne sais que vous répondre.
 
Aparté: Une chose est possible, si ces mesures étaient validées par vos Députés et Sénateurs lors du prochain Congrès, peut-être alors que des groupes de médias français feraient venir en France des journalistes étrangers qu'ils pourraient payé moins cher. Et peut-être alors, avec ces journalistes étrangers, aurions-nous une information de meilleure qualité, plus transparente, plus équitable et de moins grand  parti-pris. C'est le seul point positif que je verrais à cette mesure si le Traité constitutionnel de Lisbonne était voté. Fin de l'Aparté.
 
 
Vous pouvez éviter que la Directive Bolkenstein ne vienne détruire vos emplois en écrivant ici à votre Député et là à vos Sénateurs.
Beaucoup de vos élus sont maires et/ou conseillers généraux. Or, il y a les élections municipales et cantonales en 2008. De peur que vos élus n'écoutent pas votre inquiétude, vous pouvez leur indiquer que vous ne voterez pas pour eux en 2008 s'il ne s'opposent pas à la réforme de la Constitution française et au Traité de Lisbonne. Vos élus seront certainement plus attentifs à vos attentes de vous leurs électeurs si vous les menacer de la perte de leur pouvoir d'achat...
 
Risquer pour vos élus, vos représentants de passer de:
  une indemnité de parlementaire
+un salaire de maire ou de conseiller général
=Gros train de vie, gros pouvoir d'achat 
 
à: 
 
  une indemnité de parlementaire
+rien                                                       
=Plus petit train de vie, baisse du pouvoir d'achat
 
c'est-à-dire, vous l'avez compris, risquer de voir leur train de vie diminuer, leur pouvoir d'achat régresser et leurs prochaines vacances de Noël à Louxor annulées, çà, c'est un argument que vos élus devraient entendre. Et cela devrait donc aider vos représentants à voter "Non" à la réforme de la Constitution française et "Non" au Traité de Lisbonne...
 
 
Vous ne savez pas trop comment dire celà à votre élu, écrivez quelque chose comme:
 
"Madame/Monsieur, le Député/Sénateur, Si vous ne votez pas "Non" à la prochaine réforme de la Constitution et "Non" au Traité de Lisbonne, sachez que mon vote ne sera pas pour vos lors des municipales/cantonales de 2008 (ni pour le candidat que vous soutiendrez si vous ne vous présentez pas). Soyez assuré, Madame/Monsieur le Député/Sénateur l'assurance de ma vigilance citoyenne."
 
Vous pouvez même faire un "copier-coller" si mon message vous plaît! Je n'ai pas déposé de copyright dessus. 

04.01.2007

Après le plombier polonais, l'hôtesse de l'air irlandaise?

L'hôtesse de l'air irlandaise a sûrement plus de charmes ;-) que le plombier polonais. N'empêche, l'une comme l'autre sont dangereux pour le droit social français.

En effet, Ryanair, compagnie aérienne à bas coût vient de porter plainte contre le gouvernement français parce qu'elle refuse que soit appliqué le droit du travail français à ses employés travaillant en France. Ryanair qui n'aurait pu se bâtir sans les aides européennes (payées par le contribuable français) à l'Irlande depuis tant d'années nous remercie de cette manière (en voulant appliquer un droit du travail à basse garantie sociale à ses employés travaillant sur le sol français).

Il va donc falloir particulièrement suivre la décision des Juges qui "grâce" à cette plainte opportune (les média étant tellement occupés par la présidentielle française) de Ryanair pourraient être tentés de faire entrer dans notre Jurisprudence la Directive Bolkenstein que nos "chers" hommes politiques prétendent pourtant avoir réécrite et renégociée pour être compatible avec le droit français...

Si la Justice dans ce dossier donnait raison à Ryanair, Air France qui a fusionné avec KLM pourrait alors par exemple employer sans problème en France des hôtesses de l'air, stewards, commandants de bord, etc selon le droit néerlandais. De même les transporteurs routiers pourraient ne pas respecter le droit du travail français, etc, etc.

Un peu comme ce que tant Ségolène Royal que Nicolas Sarkozy veulent faire avec le Traité de Constitution européenne (TCE) qu'ils veulent faire voter (malgré le succès du Non au Référendum) par le Parlement français à l'occasion de la nouvelle présidence allemande...

A mon sens, quand le peuple français s'est déjà prononcé, ce ne sont pas les représentants élus (le Parlement) de ce même peuple qui peuvent décider l'inverse de ce que le peuple souverain a voté.

Ce serait donc le retour de la Directive Bolkenstein (non pas par la petite porte du Parlement français comme pour le TCE) mais par la petite porte de la Jurisprudence... C'est-à-dire, à la limite pire encore, puisque décidée par des juges donc par des gens même pas élus par le peuple français...