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28.11.2006
Laurent Fabius, Ségolène Royal & l'embrassade, Alain Juppé & Jean-Luc Mélenchon avec modération
Pourquoi le WE dernier Laurent Fabius a embrassé et serré dans ses bras Ségolène Royal? Pour montrer son soutien? Oui, mais aussi pour l'embêter et la déstabiliser parce qu'il sait qu'elle déclare ne pas aimer les contacts physiques. Mais là curieusement les fans de Ségo et son team présidentiel ne présentent pas cette version de l'accolade qui pourrait pourtant permettre une fois encore à SR de se placer en victime des machistes éléphantesques. Les spins doctors préféraient donc laisser croire que SR est séduisante, ainsi tout le monde pourrait s'identifier à Laurent Fabius et se projeter à étreindre SR. N'y aurait-il pas pourtant un risque à laisser croire que SR est une fille facile? Le podium s'avance façon Madonna ou Mylène. Je pense donc que c'est encore le désir qui est mis en avant par les communicants. Quel est le plus payant médiatiquement/électoralement? L'envie, le désir ou la victimisation? Mylène Royal, on attend les cheveux rouges et une voix, comment dire, plus sexy. Y'en a marre des Mylène, Ségolène, Eglantine, Marie-Chantal...
Alain Juppé déclarait hier dans Les Echos "Nous devons retrouver l'esprit de modération". Mais je n'ai jamais cru que cet esprit l'avait abandonné. Question modération, il s'y entendait sur son blog perché, l'expatrié au Québec... Plus sérieusement, ce qu'il veut en fait c'est une normalisation de la société. Et celà c'est plus grave. A la question sur les premiers de la classe que la France n'aimerait Alain Juppé répond en parlant de la faible cote d'amour à l'égard des hommes politiques. Mais tous les premiers de la classe sont-ils des hommes politiques? Et tous les hommes politiques sont-ils des premiers de la classe? Je veux dire, à part lui?
"Les Echos: Le quinquennat renforce-t-il ce besoin de leadership? Alain Juppé: Dans une séquence électorale où la présidentielle précède de peu les législatives, le chef de l'Etat se retrouve de facto le chef de la majorité parlementaire. Il est poussé en première ligne. C'est une évolution toute naturelle."
Mais c'était tout naturel le leadership, il me semble, lorsque de Gaulle a institué la Vème République. Ce ne l'est plus depuis que les Présidents Mitterrand et Chirac ont cohabités. Pourquoi dès lors ne pas renforcer le leadership présidentiel en démissionnant lorsqu'une majorité élue à l'Assemblée n'a pas la même couleur que soi?
Un autre qui s'y entend question modération, c'est Jean-Luc Mélenchon. Sur son blog s'entend. C'est "consternant" (pour le citer) parce que parfois j'aime bien ce qu'il dit. Une fois je voulais juste le charrier à propos de la photo qu'il présentait sur son site: tous les membres des collectifs assis sur des gradins derrière lui à l'écouter. Je trouvais que ce type d'assise (pas particulièrement confortable) n'aidait peut-être pas à l'élaboration d'un consensus, ne favorisait pas forcément (à mes yeux) la convivialité (et je ne faisais même pas allusion à la violence dans les stades, leurs tribunes et leurs accès). Hé bien, croyez-vous qu'un tel propos ait été diffusé. Que nenni. Sans doute n'avais-je pas montré patte blanche. Ou plutôt, sans doute, n'avais-je pas brandi poing serré. Il aurait peut-être fallu le nommer "camarade". Mais je n'ai pas osé de telles privautés. C'est vrai, après tout, nous ne sommes pas intimes, vous savez. Je veux écrire compagnon de lutte, bien sûr.
07:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Alain Juppé, UMP, Bordeaux, Jean-Luc Mélenchon



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